EVOL passe les immeubles au pochoir, pas au karcher

EVOL passe les immeubles au pochoir, pas au karcher

Résidant et travaillant à Berlin, EVOL est un artiste allemand de né en 1970 à Heilbronn.
Depuis 2004, il travaille au pochoir et à la bombe de peinture aérosol et s’amuse à détourner des surfaces ou volumes de notre quotidien urbain, comme les poubelles, les enseignes des boutiques, les armoires électriques ou les jardinières en béton si prisées des services techniques. Ils les transformant en barres d’immeubles miniatures.

Il crée également des bâtiments miniatures à base de carton, allant jusqu’à bâtir une ville entière de près de 80 mètres carrés, qu’il expose ensuite dans des différentes galeries à travers le monde : Rome, Rotterdam, San Francisco, Boston, Miami, New-York, Amsterdam, Milan, Bruxelles… Il a reçu le prix Arte/Slick en 2010.

Récemment, il a créé une oeuvre étrange en pleine campagne : Un croix de 9 mètres de diamètre s’enfonce mystérieusement dans le sol, révélant sur ses parois au spéléologue passager des facades d’immeubles avec vue sur une tranchée de chair fraiche.

Doit-on y voir une mise en parallèle entre les conditions de vies des poilus et celles des habitants des grands ensembles ? Une envie de provoquer les spectateurs que l’on imagine glisser allègrement dans la boue, chaussés de leur repettos choisies à tort pour l’occasion ? Où bien est-ce une façon de nous faire voir la ville comme jamais en forçant le visiteur à frôler les façades lors d’une descente dans l’abime urbain ?

L’oeuvre est saisissante et c’est bien ce qui compte après tout. Les personnes qui auront la chance de voir ce travail devraient assurément changer de point de vue sur les barres d’immeubles.

Dresde vue par EVOL via Unurth.com

EVOL au Point Ephémère via Unurth.com


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