Guerilla Gardening, le sabotage végétal en ville

Guerilla Gardening, le sabotage végétal en ville

C’est en visitant l’exposition « Villes durables, villes rêvées » à la Fondation EDF que j’ai découvert le mouvement de la Guerilla Gardening. Au premier étage, à proximité de diverses maquettes de projets architecturaux écovertueux et de panneaux de présentation des dernières innovations géosalvatrices, un reportage d’une chaine anglaise était dédié à Richard Reynolds et sa bande de jardiniers urbains.

Le théâtre d’opération : La ville.
Leur cible : Les espaces délaissés cultivables.
Leur période d’action : La nuit.

Ces guérilleros du jardinage agissent ainsi illégalement pour semer ou planter fleurs, plantes aromatiques, fruits et légumes dans des espaces abandonnés, privés ou publics. Le message est destiné aux représentants politiques comme aux habitants afin que chacun prenne conscience de l’importance de la biodiversité et du droit à la terre. C’est également un moyen d’appeller à la réappropriation de l’espace public par les habitants des grandes villes, à la création d’espaces de convivialité et d’échange. C’est aussi l’expression d’un besoin de nature croissant couplé à une réelle prise de position sur la place et la forme du végétal en ville.

Ce mode d’action a débuté à Manhattan dans la première partie des années 70 avec la green guerilla, créée pour aménager un terrain vague en jardin collectif. En France, le relais a été pris par l’association Rennes Jardin qui a profité des travaux du métro pour planter un bois urbain à l’emplacement d’une maison détruite. Une convention a alors été signée avec la Ville pour végétaliser l’espace public, en particulier les murs. Dans la capitale, l’action est coordonnée par Gabeu au sein du collectif Guerilla Gardening Paris. Leur méthode passe par le repérage d’espaces à investir puis par l’action groupée et coordonnée. Armés de grenades à graines, de sacs de terreau et de plants en barquettes, ils se rendent sur leurs lieux d’intervention en transports en commun pour réduire leur empreinte environnementale au maximum.


Afficher carte de repérage GG sur une carte plus grande

En bleu, les lieux repérés, en rouge, les actions menées par la GG Paris

Une fois sur place, ils nettoient les sols, désherbent, amendent la terre et repiquent des pieds de plantes adaptées, peu consommatrices en eau. A l’occasion, ils peuvent également agrémenter le tout d’un tag réalisé à base de mousse, poussant la logique végétale jusqu’au bout.

Si cette initiative vous plait et que vous voulez joindre le mouvement de ces activistes de l’environnement, visitez leur site internet. Et si vous ne souhaitez pas vous enrôler, Arte TV propose également un extrait de son Global Mag consacré au sujet ici.

N.B : Cet article a été repris sur les sites suivants :
Centre de documentation de l’Urbanisme
Agence de Développement et d’Urbanisme du Pays de Brest


3 Commentaires


  1. Bonjour, un peu stéréotypé l’article mais bon l’ouverture au grand public oblige cela… semble t’il.

    Bref je voulais ajouter le site internet GG France:
    http://www.guerilla-gardening-france.fr/index.html

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