L’urbavidéo du mercredi S3 #25 – Ricardo Bofill / Unibail Rodamco

L’urbavidéo du mercredi S3 #25 – Ricardo Bofill / Unibail Rodamco

Invité à assister à la deuxième séance des mardis de l’Architecture, évènement organisé par l’Académie d’Architecture, Le Point et animé par Gilles Davoine Rédacteur en chef d’AMC – Le Moniteur Architecture, nous avons apprécié le retour sur la carrière exceptionnelle de Ricardo Bofill. Interviewé tour à tour par Thierry van de Wyngaert, Franz-Olivier Giesbert et Guillaume Poitrinal, l’architecte s’est montré critique sur l’architecture d’aujourd’hui, sa propre carrière et ses collègues.

Voici les points qui ont retenu notre attention :

Pour Bofill, à l’origine de l’architecture, il y a l’idée d’un individu. Le collectif s’en empare ensuite. En cela, c’est un art. Par nature, il aime changer les styles, faire évoluer son écriture pour comprendre le monde. Il se dit très perméable aux influences extérieures. Il a un goût prononcé pour la monumentalité, les traces de la ville européenne, la grande échelle. Boffill conçoit dans un silo de sa cimenterie. Il aime son charme vernaculaire. S’il devait sauver un seul bâtiment de sa réalisation, ce serait celui-ci.

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Il estime qu’assimiler les différentes échelles est très compliqué et qu’on se trompe toujours dans le changement d’échelle, en passant de la construction d’un bâtiment à celle de la ville tout entière. Pourtant il faut travailler à toutes ces échelles pour réussir un projet. Il insiste sur le fait qu’il y a confusion dans l’architecture actuelle. Elle devient une marque. Aussi, peu importe la culture pourvue que l’image soit là. L’architecture, c’est donc d’un côté l’art, d’un autre côté la corruption.

Au sujet de sa carrière et de ces réalisations à Noisy-le-Grand, il rappelle qu’il pensait pouvoir poursuivre la tradition de l’architecture classique avec des matériaux nouveaux. Mais c’était une erreur. Cela a été vu comme du néoclassique alors que la démarche n’était pas celle-là. De même, L’erreur d’antigone, c’est le langage.

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Pour finir, au sujet de ses pairs, il pense que le problème, c’est qu’on ne peut pas créer au cœur de Paris. Cette frustration créerait des incompréhensions architecturales. Les architectes parisiens refuseraient l’histoire de l’architecture et créeraient une architecture moderne sans sens. Ils apprécieront…


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