Vik Muniz est né en 1961 à Sao Paulo au Brésil. Artiste reconnu depuis une quinzaine d’années, il vit aujourd’hui dans l’un des quartiers les plus branchés de Brooklyn dans l’État de New York. Il s’est fait connaitre grace à l’originalité de son travail qui repose sur deux aspects : la récup’ de rebus et d’oeuvre célèbres.
C’est donc un pro du recyclage d’objets communs qui constituent autant de touches de couleurs sur sa palette d’artiste. Il compose des oeuvres à base de divers matériaux (en vrac, terre, sucre, confiture, ketchup, fil de fer, fil de lin, corde, chocolat, sang artificiel, jetons de couleurs, diamants, poussière, pâte à modeler, etc.). Une fois son oeuvre réalisée, il la photographie pour l’immortaliser.
L’autre aspect de son art réside dans la reproduction d’œuvres célèbres, comme Marat dans sa baignoire. Ses reproductions sont volontairement détournées pour nous faire réagir. Ainsi, Vik Muniz qui se définit lui-même comme un illusionniste low-tech, pose la question de la manipulation des images.
Au delà, il nous interpelle sur l’importance de la valorisation des déchets (354 kg/habitant/an en france en 2006 selon l’ADEME) et l’écart croissant de répartition des richesses, encore plus criante dans des pays émergents comme le Brésil.
Dans Waste Land, Lucy Walker a suivi l’artiste durant 3 ans pour nous faire découvrir son travail de retour dans son pays natal, le Brésil, plus précisément dans la plus grande décharge au monde, Jardim Gramacho, située à la périphérie de Rio de Janeiro. L’ile aux Fleurs de Jorge Furtado résonne en écho, la situation n’ayant guère évoluer depuis 1989.
Là, il photographies un groupe éclectique de « catadores » auto-désignés ramasseurs de matériaux recyclables. l’objectif initial de Muniz est de tirer le portrait de ces catadores avec des ordures. Mais à mesure qu’il réhabilite leur image par son travail, il révèle à la fois la dignité et le désespoir de ces catadores qu’ils prennent à ré-imaginer leur vie. Le travail cinématographique de Lucy Walker, João Jardim et Karen Harley souligne avec brio la puissance transformatrice de l’art et l’alchimie de l’esprit humain.
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En france, une partie de la production est assurée par Touscoprod.com. Ce sit vous propose une sélection de films que vous pouvez coproduire en souscrivant 10€ minimum. Si au moins 100% du budget est réuni avant la date d’échéance, la communauté coproduit ce film, sinon il est retiré du site, chacun étant intégralement remboursé. L’apport ainsi réuni pour touscoprod permet de compléter le budget du film aux cotés du producteur ou du distributeur et de constituer une communauté de coprod pour soutenir l’exploitation du film en salles.
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Pour aller plus loin, le site de l’artiste Vik Muniz
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